La volatilité sur les marchés financiers repart à la baisse


La volatilité implicite s’est réduite sur tous les actifs financiers, notamment le change et le pétrole. L’aversion pour le risque est revenue sur de bas niveaux.



La volatilité implicite (cf. note en bas d’article) sur les marchés s’est nettement réduite. La conjonction de la révolution en Libye et des catastrophes naturelle et nucléaire au Japon avaient provoqué une forte poussée sur tous les actifs financiers mi-mars. Depuis 2 semaines, la situation est revenue au niveau précédent ces crises. L’appétit pour le risque est à nouveau important.
En effet, sur le forex les devises qui avaient le plus souffert (yen et dollar australien, cf. graphique) sont normalisées. La volatilité est donc revenue sur des plus bas depuis l’été dernier.

Pour les marchés actions, la nervosité des traders mesurée par l’indice VIX (volatilité implicite du S&P 500) a aussi nettement reculé, revenant autour de 17 points.

L’or, stable depuis mars, n’a pas connu d’évolution notable pour sa volatilité implicite. Enfin, même le pétrole a vu sa volatilité se réduire sensiblement.

Remarque :

L’intérêt de la volatilité implicite est de donner les anticipations des traders sur la variation à court terme des actifs financiers et une illustration du niveau de nervosité sur les marchés (donc de l’aversion pour le risque). Un niveau bas de volatilité implique que les traders n’anticipent pas de variations fortes de cours par rapport à celles du passé récent. Donc que les tendances en place resteraient globalement inchangées ou les mouvements de faible ampleur. Si la volatilité est forte, l’incertitude domine sur la direction et des changements de trajectoire abrupts sont attendus. Il s’agit d’une mesure dérivée de options et non de la volatilité historique (qui n’inclut pas d’anticipation).

Équipe Gecodia.fr

Mardi 12 Avril 2011