Emploi et taux de chômage USA novembre 2010 : très mauvais


Le rapport emploi aux Etats-Unis a été très médiocre en novembre 2010. L’emploi privé progresse trop faiblement. Le taux de chômage augmente nettement.



Emploi et taux de chômage USA novembre 2010 : très mauvais
L’emploi total aux Etats-Unis en novembre 2010 a fortement déçu. L’économie américaine a créé seulement 39 000 emplois. Même si les créations d’emplois du mois d’octobre ont été revues à la hausse (+172 000 +151 000 précédemment). La surprise est très forte car le consensus s’attendait lui à des créations d’emploi autour de 150 000 ! Les créations d‘emplois dans le secteur privé aux US sont les principales responsables, avec un tout petit +50 000 postes en novembre (+160 000 en septembre). Au final, ce rapport emploi américain est globalement particulièrement médiocre, même en considérant qu’il fait suite à un bon mois d’octobre.

Les créations d’emplois sont retombées lourdement sous la barre des 100 000 postes par mois dans le privé. Or, ce niveau est qualitativement le niveau minimal permettant de stabiliser le taux de chômage.

Emploi et taux de chômage USA novembre 2010 : très mauvais
Par conséquent, le taux de chômage des USA remonte à 9,8 % de la population active, contre 9,6 % en octobre. On est donc quasiment au niveau « européen »,(taux de chômage zone euro à 10,1 % en octobre ; taux de chômage en France au T3 2010 : 9,7 %.). Toutefois, le taux de chômage étendu (U6, incluant les travailleurs à temps partiel imposé et les inactifs découragés) est stable à 17 %. Il faut bien garder en tète que ces niveaux sont proches des record des 50 dernières années. Tant que les créations d’emploi resteront si faibles (sous 200 000 par mois), on n’aura pas de baisse significative du taux de chômage.

Encore plus mauvais, le salaire moyen a stagné sur le mois et ne progresse que de 2,1 % sur un an. Bref, tout ceci renforce notre jugement sur les perspectives à court terme concernant la consommation des ménages américains. L’alliage faible création d’emploi + modération salariale va peser sur les revenus.

Comme le taux d’épargne au mieux restera stable et que le marché immobilier US retourne en récession, la consommation des ménages américains ne peut gagner en vigueur. Mais une nouvelle récession aux USA est exclue car malgré tout les créations d’emploi sont suffisantes pour injecter le revenu minimum dans la consommation (cf. scénario économique pour les USA). Un scénario qui valide aussi la nécessité du quantitative easing 2.

Equipe GECODIA

Vendredi 3 Décembre 2010